Bonbons européens

“Juste un morceau de sucre. Qui aide la médecine à couler. Ça vous rend la vie plus belle !”

Mary Poppins, élue meilleure nounou d’Europe

Europe, douce Europe ! Peu importe où vous vous trouvez sur l’ancien continent, il est fort probable qu’un bon nombre de vos souvenirs d’enfance soient liés aux sucreries, qu’ils prennent la forme de petits ours mignons, de voitures en guimauve ou de nez belge. Souvenez-vous de ces sucettes colorées, de ces caramels salés ou de ces menthes rafraîchissantes que vous receviez tels des trophées après l’école ? Rappelez-vous, chez votre tante, de ces jarres remplies de bonbons qui titillaient vos yeux aussi bien que vos papilles après le diner ? Et que dire de ce jingle mignon mais entêtant qui à chaque fois prenait possession de votre cerveau, que vous le vouliez ou non : “Haribo c’est beau la vie, pour les grands et les… “? (Vous avez terminé la phrase, n’est-ce pas ? Evidemment !) Cet article est pour tous ceux qui aiment les friandises qui nous ont apportées tant de joie et de surprises. Si vous êtes gourmands et que vous ne pouvez vous passer de friandises, lisez la suite ! Vous apprendrez qu’un artiste espagnol surréaliste a donné naissance à un bonbon iconique… Vous saurez quel pays montagneux nous a donné cette petite dragée qui sort de la bouche de Mickey Mouse… et surtout, vous apprendrez par quel hasard un certain Carambar a vu le jour. Que vous soyez plutôt réglisses salées ou marshmallows moelleux, sucettes collantes ou friandise en gelée : bienvenue dans notre grande confiserie européenne !

Portugal

Penha Caramelos Frutas

Tout le monde raffole de ces délicieuses friandises aux fruits – disponibles en saveur ananas, orange, citron, myrtilles, fraises et pêche. Les Portugais, en tout cas, apprécient les produits originaux Penha depuis plus de 40 ans. Mais ce suc délicat et crémeux n’était en réalité jamais censé voir le jour – il n’était, du moins, pas destiné à être inventé par la société d’emballage qui le produit aujourd’hui. En 1965, les premiers supermarchés se développent au Portugal, en concurrence avec les épiceries qui ne vendaient que des produits en vrac. Dans ce contexte, la société Lusiteca a été créée pour vendre des emballages alimentaires, en particulier pour les épices comme le paprika, le poivre et la cannelle. Au fur et à mesure que la consommation augmentait, les marques commencèrent à produire leur propre emballage, et Lusiteca n’eut d’autre choix que d’investir d’autres marchés. Au grand bonheur des Portugais, ils choisirent de se diversifier dans la confiserie: ainsi naquirent les fameux Penha Caramelos Frutas, autrefois même échangés comme des pièces en cas de manque de monnaie.

Espagne

Chupa Chups

À bien des égards, la sucette Chupa Chups, inventée en 1958, est un classique en matière de design. C’est une invention de l’homme d’affaire espagnol Enric Bernat qui a été le premier à mettre une friandise sur un bâton pour capturer l’imagination des enfants, les libérant de la tyrannie des doigts collants (et les parents lui en sont reconnaissants). Jusque-là, les bonbons étaient commercialisés par les adultes et rangés en hauteur sur les étagères, n’incitant guère à un achat impulsif. Les sucettes Chupa Chups ont été les premières à avoir l’idée de se présenter dans un pot sur le comptoir, directement à la vue (et à la portée) de ses consommateurs cibles. Elles prirent même un nom intelligent, Chupa Chups, tiré du verbe espagnol ‘chupar‘, qui signifie ‘sucer’. Toutefois, les inventeurs se sont rendus compte que, si génial soit le produit, il n’était encore rien sans un bon logo. Bernat décida donc de faire appel à un ami artiste. Assis en terasse avec Bernat un jour de 1969, Salvador Dalí, oui, le célèbre Salvador Dalí, griffonna donc furieusement quelques croquis sur les pages d’un vieux journal, et, en une heure, inventa le fameux logo en marguerite de ce bonbon iconique.

France

Carambar

Ah, le Carambar ! L’ami le plus fidèle des dentistes français… En 1954, George Fauchille, directeur de la société Delespaul-Hazard basée à Lille, essaya avec son employé Augustin Gallois une nouvelle recette originale pour utiliser un excédent de caramel. La légende dit qu’une des machines de l’usine fonctionnait mal et mélangea du chocolat au caramel. Cette combinaison eut en tout cas le mérite de produire de manière inattendue un caramel long et doux : le Caram’bar venait de naitre. Son succès fut vite phénoménal, sinon magique. Abracarambar ! L’intérieur de son emballage présentait à l’origine des « points Carambar », qui pouvaient être échangés contre divers produits liés à la marque Carambar. Mais en 1961, les points furent remplacés par des blagues. Si vous avez le plaisir d’avoir un jour un Carambar entre vos mains, familiarisez-vous avec ces petites blagues – elles sont de si mauvaise qualité que l’expression ‘faire une blague Carambar’ est devenue synonyme de mauvais humour.

Islande

Opal

Les Islandais sont de véritables fanatiques pour les bonbons ! Ils vont même jusqu’à avoir un verbe, “nammi“, qui signifie spécifiquement “aller acheter des bonbons” : c’est dire à quel point ils en sont fous. Parmi les plus anciennes de leurs friandises, on retrouve les petites pastilles de réglisse aigre appelée Opal, conçues par Nóa Siríus dans les années 50, et souvent vendues comme des pastilles pour la gorge. Les Islandais en sont malades ! Ces réglisses sont dur à la première morsure, puis s’adoucissent au fil du temps pour se ramollir à la fin. Bon, soyons honnêtes, les étrangers de passage sont plutôt circonspects… Ils se méfient tout particulièrement de leur saveur inhabituelle. Depuis leur invention, les boîtes d’Opal ont gardé presque sans interruption le même design hypnotique et distinctif du pop-art. Ce n’est qu’en 2005 que Nóa Siríu tenta de “moderniser” la boîte et de la rendre plus futuriste. Mais les Islandais ne sont pas dupes : face à une révolte populaire, le distributeur n’eut d’autre choix que de revenir au design original…

Irlande

Snowball

Saviez-vous que l’Irlande à son équivalent de Willy Wonka ? C’est Thomas Caffrey, fondateur de la société de chocolat familiale la plus vieille d’Irlande. Il commença à faire des friandises à Dublin en 1930 lorsqu’il fonda sa confiserie Caffrey et continua même jusqu’à l’âge de 70 ans, employant au passage plusieurs milliers de personnes sur l’île d’Emeraude. Le grand boom eut lieu dans les années 1950 lorsque la société conclut un contrat avec Woolworths pour fournir des confiseries lors du couronnement de la reine Elizabeth en 1953. En 1948, Caffrey avait déjà inventé le Snowball, une icône de confiserie qui est presque impossible à décrire à quiconque ne l’a pas encore goûté. Caffrey le décrit comme « une boule de chocolat au lait et au marshmallow couvert de noix de coco », mais, en fait, c’est comme essayer de décrire un Picasso en tant que ‘toile recouverte d’huile’. Le goût est celui de l’enfance : un premier souffle de noix de coco, comme une danseuse hawaïenne faisant un hula sur vos papilles, suivie d’un soupçon de chocolat, puis d’une attaque de guimauve débordante qui arrosent le palais.

Royaume-Uni

Liquorice Allsorts

Ce joyeux mélange de friandises riches en réglisse est apparu en 1899, quand un monsieur appelé Charlie Thompson, vendeur de Bassett Company, laissa accidentellement tomber une boîte contenant des échantillons de bonbons de réglisse lors d’une rencontre avec un grossiste à Leicester. L’acheteur aima tellement l’apparence de ce mélange qu’il passa directement une commande : les Liquorice Allsorts venaient de naître ! Un paquet de 215g de Allsorts contient environ 36 bonbons, principalement une combinaison colorée de pâte de friandises sucrées et de réglisses noires. Chaque paquet comprend sept variétés différentes – chips de noix de coco, bonbon crème, sandwichs, cubes, Battenberg et bien sûr, toujours un bonbon Bertie. Ce dernier, lui-même fait de réglisse, apparut pour la première fois comme la mascotte de Basset en 1929. Il était la récompense à trouver dans chaque sachet !

Norvège

Laban Seigmenn

Ils peuvent être étirés, pliés et mangés de mille façons différentes… ils sont fait de couleurs et de saveurs naturelles … et, ai-je mentionné, ils sont délicieux…? Voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles les Norvégiens aiment tellement leur Laban Seigmenn. Fabriqué depuis 1965, ces “Hommes en gelée” sont des gommes en forme de bâtonnets enrobés de sucre, à saveur de fruits, qui ont une texture légère et douce, sans être trop sucrée ou collante. Environ 90% des Norvégiens apprécient ces bonbons : ils avalent en tout cas chaque année environ 150 millions de ces petits hommes gelés, voire petites femmes et, même (oh malheur!) petits bébés. Mettez tous ces bonbons en ligne, et ils pourront s’étendre de la pointe nord de la Norvège jusqu’à Rome ! Les Seigmenn font partie intégrante des week-ends de nombreux Norvégiens, appréciés devant la télé, ou au cours des anniversaires, de Noël ou de Pâques. Ils servent même de décoration sur les gâteaux. Il existe quelques variantes dont la dame Laban (comme la version homme, mais avec des seins), une version aigre, et une version en réglisse salée, Salte Rockere.

Suède

Ahlgrens bilar

Pour la plupart des amateurs de voitures authentiques, 1953 se distingue comme une étape importante dans l’histoire de l’humanité. C’était l’année où la première production en masse de l’Ahlgrens bilar, ces guimauves en forme de voiture, a démarré dans une usine de Gävle, dans le plus grand secret. La plupart des ouvriers furent marqués par cette occasion importante et des histoires se sont répandues dans la communauté à propos de ces voitures étranges et merveilleuses conçues dans des nuances de rose, vert et blanc cassé. Les petits bolides de guimauves – que le département de marketing eut l’idée de présenter comme la voiture la plus vendue au monde en nombre d’unités – sont si populaires en Suède que de nouvelles variétés ont été introduites au cours des années. Les conducteurs les plus audacieux pourront ainsi essayer les voitures à sucre aigre : un engin à manipuler avec précaution, au cas où vos larmes vous feraient tourner de l’œil sur la route. Mais le bolide le plus dur reste sans doute celui fait à base de réglisse salée : avec sa saveur pointue, elle pourrait bien percer des pneus et vous emmener directement hors piste…

Finlande

Salmiakki

Ils sont traditionnels, bien finlandais, et beaucoup de gens ne les considèrent même pas comme des bonbons. Ce sont les Salmiakki – connus en français comme des réglisses salés. Pour les Finlandais ainsi que de nombreux Scandinaves, c’est un pur régal, mais, bon, autant vous le dire, il s’agit d’un goût qui s’acquièrent ! Nommé d’après le chlorure d’ammonium, sal ammonicus, le salmiakki a une saveur forte et salée que les Finlandais adorent, ou, plutôt, que seuls les Finlandais adorent – à quelques exceptions près. Le féru de bonbons aventureux peut évidemment se risquer au goût du salmiakki, mais ce sera à ses dépens. Il existe une autre variante populaire du Salmiakki : le Salmiakki à la vodka, habituellement vendu sous la marque de vodka finlandais Koskenkorva. Le mélange de la réglisse salée à la vodka rend le tout plus épais et plus dense. Si le cœur vous en dit, il s’accompagne parfaitement d’une petite chanson

Danemark

BonBon Lossepladsen

Il y a définitivement quelque chose de pourri au Royaume du Danemark. Et cette fois, cela n’a rien à voir avec la politique… mais les bonbons ! Au Danemark, les BonBon Lossepladsen sont une sélection de bonbons populaires avec des noms singulièrement… scatologiques ! Vous ne me croyez pas ? Eh bien, essayez donc le “Bogeyman” qui est normalement utilisé pour faire peur aux enfants – d’autant plus quand c’est le nom d’un bonbon salé à la couleur verte couleur vomie. Mais cela ne s’arrête pas là. Si vous pouvez faire face à des variétés telles que “Caca de chien” (un bonbon brun et rond); “Cire d’oreille” (brun avec remplissage “surprise”), ou “Déjection de mouettes” (marron clair avec une bande noire), alors vous serez peut-être prêt à passer au “Poisson pourri” (rouge, avec une surprise salée à l’intérieur), à la “Nourriture de canard” (noir et vert clair), aux “Boues d’épuration” (rondes, aigres, jaunes et orange), au “Sabot d’âne” (blanc avec une bande noire), ou à la “Fiente de poulet” (un lys sombre et carré). Si vous en voulez plus, dirigez-vous vers BonBon-Land, le parc de loisirs qui l’accompagne (ce n’est pas une plaisanterie), où vous pourrez atteindre à loisir les sommets nauséabonds des manèges tels que ‘Le Pet de Chien’ ou ‘le Ver Solitaire’…

Pays-Bas

Drop

Les Hollandais aiment vraiment leur réglisse – ou Drop comme il le nomme aux Pays-Bas. Ils en mangent en moyenne plus que dans n’importe quel autre pays au monde – ingurgitant près de 2 kilos par an de cette sucrerie noire ! Bon, de quoi s’agit-il au juste ? Aux Pays-Bas, le Drop se consomme en de nombreuses formes et tailles : des petits Groente Erwten (pois verts) aux grandes pièces de monnaie moulées et connues sous le nom de Muntdrop. Les formes communes incluent des pièces de monnaie, des lacets, des chats, des voitures, des pyramides, des cœurs et des harengs, pour n’en citer que quelques-uns. Il y a une saveur ou un type de Drop pour tous les goûts, du sucré au salé, du dur au doux, y compris l’infâme dubbel zout, ou le « double sel » – non recommandé pour ceux qui ne sont que des dévots de sucré. Outre son goût délicieux, la réglisse est également considérée comme ayant des propriétés anti-inflammatoires et a été utilisée pour traiter des maladies pendant des siècles. Cependant, sa consommation excessive est également considérée comme toxique pour le foie et le système cardiovasculaire. Bref, un juste milieu à trouver !

Belgique

Cuberdon – Neus

La Belgique a eu un sacré secret sucré… C’est le Cuberdon, un bonbon en forme de cône, également connu en néerlandais sous le nom de Neus (nez). Le Cuberdon traditionnel se reconnaît facilement comme un cône de sucre de couleur violette contenant un sirop de framboise épais. Selon la légende la plus répandue sur son origine, le bonbon aurait été inventé au 19ème siècle par un moine vivant en Flandre, près de Bruges, d’où le surnom de « chapeau de prêtre » qu’aurait pris le bonbon. Une autre légende dit que, en 1873, le pharmacien de Gand, De Vynck, aurait découvert la recette par hasard. Afin d’augmenter la durée de conservation des médicaments à l’époque, beaucoup étaient emballés sous forme de sirop. Un jour, le pharmacien aurait examiné une préparation vieille de quelques jours, et aurait constaté qu’elle avait formé une sorte croûte extérieure, avec un noyau encore liquide à l’intérieur. De cette découverte lui serait venue l’idée d’utiliser cette technique pour fabriquer des bonbons. Dans tous les cas, le Cuberdon est un passage culinaire obligé en Belgique… Sautez dans le premier train, prenez un avion s’il le faut, et partez déguster le cuberdon !

Allemagne

Gummibärchen

Bon, on ne rigole plus maintenant ! Que vous le préfériez en ours ou en crocodile, que votre fidélité revienne à Haribo ou à un autre, on ne peut nier que ces bonbons gélatineux et de couleur arc-en-ciel sont l’une des confiseries les plus populaires au monde. Ce héro sucré – appelé Gummibärchen en allemand – a été inventé par Hans Riegel en Allemagne en 1922. Vous ne le saviez peut-être pas, mais la célèbre entreprise Haribo est en fait nommée d’après son inventeur et sa ville natale : HAns RIegel von BOnn. En utilisant de la gomme d’acacia pour créer des bonbons colorés, Riegel a eut l’idée de génie : une gamme de friandises sucrées, à base de gélatine, aromatisées aux fruits dont il leur donna la forme d’ours dansant, d’après les ours populaires que l’on retrouvait alors dans les festivals en Europe. Comme on pouvait s’y attendre, les Tanzbären (“ours dansant”) ont été un succès instantané chez les locaux. Au début de la Seconde Guerre mondiale, la superpuissance sucrée comptait déjà plus de 400 employés et produisait dix tonnes de bonbons par jour !

Autriche

PEZ

Qu’on se le dise, ces fameux distributeurs mécaniques de bonbons étaient une technologie de pointe à leur époque. Lequel d’entre nous ne se souvient pas du frisson ressenti en tant qu’enfant, lorsqu’il vit sortir des bonbons de la tête de Bugs Bunny ? Avec sa variété infinie de concepteurs et de distributeurs, ils sont maintenant devenus un véritable élément de collection. Le bonbon lui-même est une dragée sucrée disponible dans une variété de saveurs. Vous ne savez probablement pas qu’ils ont en fait été inventés en Autriche ! L’indice est pourtant dans son nom : une abréviation de PfeffErminZ, le mot allemand qui désigne la menthe poivrée. Eduard Haas en était son concepteur. Il eut l’idée d’utiliser de la poudre à pâte de sa famille pour créer des dragées de menthe qu’il souhaitait servir dans des petits récipients tenant dans la main. Les premiers distributeurs de menthe PEZ, connus sous le nom de « réguliers », avaient une forme similaire à un allume-cigare, et distribuaient une menthe pour les adultes en tant qu’alternative au tabac. Les distributeurs de PEZ font depuis partie de la culture populaire dans de nombreux pays. Malgré la reconnaissance et la popularité généralisées du distributeur PEZ, la société ne se considère toujours pas comme une entreprise de bonbons !

Suisse

Sugus

Voici une sucrerie qui divise l’Europe en deux… mais pas de la manière habituelle. Si vous êtes du Portugal, de l’Espagne, de la Belgique ou de la Roumanie – et surtout de la Suisse -, vous saurez exactement ce dont je parle lorsque je mentionne les bonbons Sugus. Les autres n’en auront pas la moindre idée. A plus grande échelle encore, si vous lisez ceci depuis l’Asie, et en particulier la Chine : regardez un peu autour de vous ! Vous avez de grandes chance de trouver un de ces « 瑞士 糖 » dans votre environnement immédiat, ce qui d’ailleurs signifie littéralement ‘bonbons suisses’. C’est évident, le Sugus est le bonbon suisse le plus populaire au monde. Chaque Suisse connaît le mélange familier de ses quatre arômes de fruits, enveloppés dans l’un des quatre carrés de couleurs différentes. Le nom de Sugus a été très probablement choisi pour sa prononciation facile, mais aussi parce qu’il s’agit d’un palindrome que l’on peut lire d’avant en arrière. La société suisse de chocolat Suchard l’a inventé, en partie pour diversifier sa gamme de produits, car les ventes de chocolat diminuaient généralement en été. C’est après tout logique : il est tellement plus pratique, un jour d’été, de conserver un délicieux Sugus dans sa poche plutôt qu’un morceau de chocolat fondu !

Italie

Rossana

Qui ne connaît pas Rossana ? Plus qu’un simple bonbon, c’est un compagnon d’enfance inoubliable en Italie, avec une saveur unique et inimitable ! Les caramels Rossana étaient autrefois partout, dans la poche de votre grand-mère, dans les jarres de votre tante. Ils revenaient même à la maison avec votre père lorsqu’il rentrait du travail ! Tellement beaux et élégants à regarder, ils s’habillaient d’une robe rouge et élégante. Les caramels Rossana cachent cependant un secret bien gardé : un cœur de lait crémeux qui mélange la tendresse des amandes avec la saveur des noisettes. Un délice intemporel ! Le caramel Rossana Perugina ou simplement la “Rossa” (rouge) a été inventé en 1926 à Perugia. Son nom est un hommage à Roxanne, la femme aimée par Cyrano de Bergerac. Au fil des ans, le caramel avec son charme féminin mystérieux est devenu une véritable friandise traditionnelle, encore appréciée aujourd’hui par des millions d’Italiens de tous âges.

République tchèque

Pedro

Il est vraiment difficile de décrire le goût de cette gomme rose, fruitée et sucrée qui coûtait exactement une couronne tchécoslovaque. Le premier mot qui vient à l’esprit est “chewing gum” : plus chimique qu’agricole, sa saveur est composée à 99% de sucre avec juste un soupçon de fruits, de conservateurs et d’additifs. N’espérez pas du bio… Il est donc surprenant que le produit soit si bon et qu’il dure au moins pendant environ 5 minutes. Dans les années 90, différentes images et tatouages ont commencé à apparaître sur l’emballage des gums. Il est donc impératif de goûter ce malabar tchèque (et ne vous inquiétez pas : le tatouage ne durera pas bien plus longtemps que le goût du chewing-gum lui-même). Le chewing-gum Pedro a été fabriqué de 1968 à 1992 par le producteur de confiseries Velim, avant que la société ne soit acquise par Nestlé, et que sa production ne s’arrête en 1994. Au milieu des années 90, les droits ont été acquis par Candy Plus.

Slovaquie

Sněhulky 

Les Sněhulky slovaques sont des bonbons à la menthe qui sont apparus en 1969 en Tchécoslovaquie : ce sont les premiers rafraichisseurs d’haleine de l’ère socialiste ! Avec un goût délicat, rafraîchissant et équilibré de menthe et de fruits, leur consistance fait qu’ils “fondent tendrement dans votre bouche comme de la neige” – c’est en tout cas ce que les publicités disent. Dans les hypermarchés slovaques Globus et Interspar, vous pouvez goûter non seulement les saveurs traditionnelles à la menthe, mais aussi leurs variantes à la fraise, au citron vert et à l’orange. Vous obtiendrez même un cadeau pour votre achat. Le Snehulky est certainement le produit le plus important de la société Figaro Trnava, qui vend également toute une gamme de bonbons sous la marque Verbena : des sucettes, des bonbons à la gelée et des bananes recouvertes de chocolat.

Pologne

Krówki

Le mot Krówki signifie littéralement “petites vaches”, au cas où l’un d’entre vous serait surpris par le troupeau en cherchant à googler cette friandise polonaise. C’est un mélange de caramel mou et dur qui fond lentement, puis s’accroche aux dents, et finit par laisser un arrière-goût laiteux redoutable. Vous en trouverez trois versions dans les magasins polonais : friable, doux et dur-à-l’extérieur-moelleux-à l’intérieur. Inutile de préciser que le contraste des textures de ce dernier est assez étonnant. Le Krówki est fait d’un morceau de quelque chose qui rappelle le caramel, mais le Krówki frais est avant tout doux et malléable. Au fil du temps, cependant, ils commencent à s’effriter, car le sucre se cristallise. Le Krówki a été inventé dans la première moitié du 20ème siècle par le confiseur polonais Feliks Pomorski. Les friandises étaient alors enveloppées dans des morceaux de papier avec une image de vache, ce qui a progressivement donnée le surnom populaire de « petites vaches » que l’on retrouve encore aujourd’hui sur l’emballage.

Lituanie

Kregždutė

Ces bonbons sont une légende vivante, mais peut-être que la marque aurait besoin d’un certain rafraîchissement, car elle présente encore l’ancien design vintage d’une hirondelle sur ses emballages. Vous l’aurez compris : le nom du bonbon Kregždutė signifie en fait hirondelle et il est aussi léger et suave que l’oiseau lui-même. Il a le goût d’un mélange fait de noix de coco, de lait et de grenade. Il est produit par la société des confiseurs Victory, fondée en 1952 et plus tard appelée Vilnius pergalė. Cette dernière est notamment fière d’être la plus grande usine de la Baltique, avec des friandises connues pour leur qualité et leurs recettes originales depuis plus de 60 ans !

Lettonie

Gotiņa

Lorsque les Lettons parlent de leur identité nationale, rien n’est plus important à leurs yeux que l’authentique Gotiņa – le bonbon « Petite Vache ». Il s’agit essentiellement d’un bonbon sucré et semi-doux à base de crème disponible dans une variété de saveurs (même si les Lettons le préfèrent dans sa version originale ou classique). Au début, la recette authentique des bonbons Gotiņa comprenait du lait frais, du sucre, du glucose ou du sirop d’amidon, du beurre et de la vanilline. Ils étaient enveloppés dans une boîte de souvenir décorative, colorée et pleine de photos. Depuis 1957, les bonbons Skrīveru Gotiņa traditionnels sont produits à l’usine Skrīveru Saldumi, qui est la première entreprise en Lettonie à produire ce qui est devenu rapidement le bonbon national. La plupart des bonbons Gotiņa sont faits à la main, rendant le produit encore plus unique et assurant un résultat qui ne peut être réalisé par de simples machines. Gotiņa a été nommé « produit alimentaire letton le plus populaire » par les consommateurs, remportant le « Prix Namejs 2011 » !

Estonie

Draakon

En Estonie, tous les bonbons fabriqués par la société Kalev sont une source de fierté nationale. La naissance de l’industrie estonienne de confiserie remonte à 1806 quand un pâtissier, Lorenz Caviezel, ouvrit son magasin à Tallinn, où se trouve aujourd’hui le Café Maiasmokk. Au début du 20ème siècle, avant que l’entreprise ne soit acquise par la société Kalev, la cour du tsar russe en était un client régulier. Tout au long de la période soviétique, Kalev a produit des bonbons à pleine capacité pour l’Estonie, mais aussi pour presque toute l’Union soviétique, fournissant également les « princes non coupés » du Kremlin. Les bonbons de Kalev existent en une large gamme de friandises : de ceux au chocolat aux dragées colorés – le plus emblématique étant celui au miel Mesikäpp – aux caramels et aux bonbons en gelée, comme Draakon. La gamme Draakon comprend plusieurs saveurs : fraises, baies sauvages et fruits rouges. Vous devriez certainement les goûter, ils ne contiennent que des couleurs et des arômes alimentaires naturels !

Biélorussie

Фрутомелька (Frutomelka)

Kommunarka est l’un des fabricants de confiserie les plus connus et les plus populaires du pays. Il produit de nombreux bonbons, chocolat, bonbons durs, extraits de fruits et poudre de cacao. L’histoire de Kommunarka a commencé le 11 septembre 1905 lorsque, pour la première fois, la confiserie de George Raczkowski obtint sa licence commerciale auprès de l’administration de la ville de Minsk. En 1935, les bonbons Belorusskaya kartoshka et Kommunarka développés par des ingénieurs de l’usine de production ont été inclus dans le premier livre de recettes de confiserie faisant référence à travers l’Union soviétique. Ce fut le début d’une douce aventure qui culmina avec la création des bonbons Frutomelka: ce sont des bonbons durs de saveurs fruitées différentes, allant de l’orange au citron, à la fraise, l’ abricot, la pomme et la menthe.

Ukraine

Shipuchka

Les bonbons préférés des Ukrainiens, les Shipuchka, également connus aux États-Unis sous le nom de M. Fizzy, sont des morceaux de bonbons durs avec un remplissage qui pétille. Il est produit par Roshen, la société de confiserie du président ukrainien Petro Poroshenko, souvent surnommé « le Roi Chocolat ». Les Shipuchka sont un type spécial de bonbons qui ont toute une variété de saveurs, y compris Orange, Citron, Tutti-Frutti et Limonade. Chacun a une couleur différente et prend la forme d’un petit ballon. Au premier coup d’œil, vous pourriez penser que c’est un bonbon dur simple, mais vous vous rendrez vite compte que c’est beaucoup plus… Lorsque l’enrobage dur est suffisamment dissous, une poudre pétillante glisse et étincelle sur le palais, dans un style distinctif difficile à définir. En 2015, des chercheurs ont mis un groupe d’enfants américains à contribution pour expérimenter le Shipuchka ukrainien pour la première fois. Certains trouvèrent le bonbon “incroyable”, l’intérieur pétillant. Une vidéo montrant leurs réactions est d’ailleurs devenue virale, dépassant 7 millions de vues en quelques jours !

Moldavie – Roumanie

Răcuşori

Ils promettent de rendre notre “vie plus douce avec eux…” Qui donc ? Bucuria ! Le plus grand confiseur de Moldavie qui représente près de 90 pour cent de la production totale de bonbons du pays. L’histoire de la « légende sucrée » de Moldavie a commencé il y a longtemps, en 1946, par une association de plusieurs petits fabricants. Cette année a été marquée par l’ordonnance de la République soviétique visant à lancer la création de la première entité commune à Chisinau. Comme le temps pressait, les pâtissiers moldaves commencèrent à utiliser de l’ancien matériel venu d’Allemagne pour produire les premiers lots de bonbons et de caramels. En 1955, l’usine produisait 7,5 tonnes de bonbons et 4,5 tonnes de chocolat par jour. En 1986, les capacités de production atteignirent 42 000 tonnes de bonbons par an ! Parmi leurs best-sellers, et aussi le favori des Moldaves, on retrouve les Răcuşori. Ce sont des bonbons durs avec un remplissage de chocolat et de noix. Fait reconnaissable, sa coquille est couleur rose clair avec des rayures rouge foncée.

Hongrie

Negro

Eh bien… j’imagine que, tout comme moi, vous avez sauté au plafond à la lecture du nom de ce bonbon hongrois. Mais il ne faut ici pas s’offusquer, car il n’y a rien de raciste dans cette confiserie-là. Le nom ne fait pas référence aux personnes noires, ni même à la couleur noire, mais, selon l’histoire, au pâtissier italien Pietro Negro qui, au début des années 1920, inventa un nouveau type de bonbon dur tout en cherchant les moyens d’utiliser les restes de production des bonbons aigres. C’est ainsi qu’il inventa cette friandise populaire hongroise, qui existe en plusieurs saveurs, la plus populaire étant la menthe et l’anis. Alors que leur recette originale est un secret bien gardé, Negro reste la principale marque hongroise de bonbon, et figure parmi les produits de consommation les plus connus du pays. Tous les Hongrois ont grandi avec ces bonbons. Outre pour le plaisir, si vous avez mal à la gorge, essayez donc Negro car les Hongrois affirment qu’il est bien meilleur remède que les pastilles des pharmaciens. D’ailleurs, le slogan de la publicité lui donne pour surnom “le ramoneur de la gorge“, figure que l’on retrouve également sur l’emballage.

Slovénie

Frufru

Certains l’appelleront le meilleur fabricant de bonbons slovène, mais Šumi est aujourd’hui surtout le seul fabricant de bonbons slovène ! Depuis 1876, Šumi rend en tout cas la vie des slovènes beaucoup plus suave. L’histoire de la marque a commencé lorsque Franc et Josipina Šumi ont ouvert une pâtisserie à la place du Congrès, à Ljubljana. Ils produisirent alors manuellement différentes sortes de bonbons, de chocolats, de biscuits, de confitures, de jus de framboises cuits et bien d’autres choses aussi appétissantes encore. En 1923, la Compagnie employait 30 ouvriers produisant environ 400 tonnes de confiseries par an. Il aura toutefois fallu attendre 1968 pour que Šumi se lance dans la production du premier bonbon avec un remplissage liquide. Tant mieux, car cela a donné naissance à Frufru : un mélange de bonbons aromatisés aux fruits, de gelées et de caramels gélatineux de formes diverses, que les Slovènes adoptèrent rapidement comme leur bonbon préféré. Frufru est excellent pour son goût de jus de fruits, ses vitamines et ses minéraux – et son absence notable de saveurs artificielles ou de colorants. Les jeunes Slovènes adorent les friandises Frufru, surtout à cause du tatouage Mega contenu dans son emballage.

Croatia – Serbia – Bosnia and Herzegovina – Montenegro – Kosovo

505 sa crtom

S’il ne fallait retenir qu’une entreprise dans les Balkans, ce serait la croate Kraš dont les origines remontent à deux usines du début du XXe siècle : “Union“, fondée en 1911, et maintenant le plus ancien fabricant de chocolat en Europe du Sud-Est; et “Bizjak“, fondé en 1923. Ces deux sociétés ont fusionné en 1950 et ont pris un nouveau nom en l’honneur de Josip Kraš, un dirigeant syndical et communiste croate tué durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi le large choix de produits de confiserie Kraš, les célèbres KIKI et Bronhi se distinguent. Pour la petite histoire, en 1935, lorsque les KIKI furent lancés, leur slogan était « Peu importe où, KIKI est partout », tandis que le slogan de Bronhi déclarait « Que la toux soit faible ou forte : Bronhi guérit tout ». C’est toutefois dans les années 1930 que Kraš commença à produire le célèbre bonbon nommé 505 sa crtom (‘505 avec une ligne’), pour lequel des machines spéciales ont été achetées, afin de créer un bonbon fruité avec une élégante ligne noire qui l’entoure. Selon l’annonce commerciale de l’époque, seul un produit avec la ligne pouvait garantir sa qualité européenne d’origine.

Albania

Karamele Zana

C’étaient les meilleurs bonbons albanais ! Les Karamele Zana étaient de simples bonbons au caramel que vous pouviez trouver partout dans le bon vieux temps. Les Karamele Zana étaient produits à l’origine par des vignerons albanais dans les années 1980. À cette époque, ils étaient emballés dans un mémorable papier rouge transparent à l’extérieur et un papier blanc à l’intérieur. Bien après la chute du régime communiste, ils sont restés sur le marché albanais et ce, jusque dans le milieu des années 1990. Malheureusement, la société qui les produisait a finalement fait faillite il y a quelques années. Les Karamele Zana ont toutefois gardé leur place essentielle dans les esprits et les souvenirs des Albanais… au point même où un ancien Premier ministre albanais est allé jusqu’à composer un poème érotique les impliquant… Vous vous demandez peut-être si son nom est lié à la créature mythologique albanaise zana e malit, la fée de la montagne dans le folklore albanais…? Aucune idée…

Bulgarie

Limonovi rezanki

Sont-ils vraiment des bonbons ? Ils ressemblent à de vraies tranches de citron, d’orange ou de melon ! Ils reproduisent exactement la consistance et l’apparence d’un fruit parfait – mais avec plus de sucre et de goût… Les Limonovi rezanki bulgares sont en fait des bonbons gelés fabriqués avec de la gélose. Avec ses magnifiques arômes de fruits, ses couleurs naturelles et ses pulvérisations de cristaux de sucre fins, les Limonovi rezanki apportent une délicieuse dose de fraicheur. Ils sont produits par la société Zaharani Zavodi depuis plus de 50 ans. Pour la célébration de son 100e anniversaire, l’entreprise a invité 700 Bulgares à partager leurs souvenirs liés à ces bonbons. Une dame a reconstruit un appartement vintage de ses souvenirs d’enfance où sa grand-mère cachait des Limonovi Rezanki dans sa commode. Au cours de l’exposition, les bonbons exposés disparurent les uns après les autres…

Macédoine

Bela Menta

Le nom « Europe » n’est pas seulement celui d’un continent magnifique et des pays qui le compose : ce même nom (Macédoine: Европа, Evropa) est aussi porté par la plus ancienne usine de confiserie établie en 1882 à Skopje ! Cette usine s’est développée au cours des années, d’abord en tant que fournisseur de chocolat, de bonbons et de lokum. Avec son histoire de 130, Evropa est une société qui a profondément marqué un grand nombre de générations macédoniennes, produisant environ 5 000 tonnes de bonbons par an, et vendant aussi bien dans le pays qu’à l’étranger. Les Macédoniens ne peuvent pas entrer dans la maison de leur grand-mère, sans remarquer au moins un pot complet de bonbons Evropa. La menthe blanche Bela Menta en est peut-être leur marque la plus emblématique. Si vous visitez la Macédoine, n’oubliez pas d’essayer ces bonbons de menthe soyeux et d’en ramener à vos amis et à votre famille !

Grèce

Ouzo

Attendez une minute… Les Grecs ont vraiment un bonbon nommé d’après leur alcool national ? Bien sûr que oui, et ils en sont très fiers aussi ! L’Ouzo est la liqueur préférée des Grecs depuis des siècles : maintenant, vous pourrez également l’apprécier dans sa version réglisse et bonbon dur. Naturellement aromatisés, les bonbons Ouzo rafraîchissants s’apprécient particulièrement après un repas ou une boisson. Si vous n’avez jamais goûté d’Ouzo, ce sera une nouvelle expérience pour vous. Le bonbon flotte dans votre bouche avec un goût d’anis qui rafraîchit et apaise – voilà une sensation toute “grecque”. Mais vous aurez de quoi être déçu : les bonbons Ouzo… ne contiennent pas d’alcool. Pour les amateurs d’histoire, l’Ouzo, en tant que boisson, vient du tsipouro, qui aurait été l’œuvre d’un groupe de moines du XIVe siècle sur le mont Athos. Il est traditionnellement servi avec une petite assiette d’apéritifs appelés mezzes – généralement des petits poissons frais, des frites, des olives et du fromage feta. Le goût de l’Ouzo est proche de celui de l’absinthe, mais en plus léger.

Chypre

Soujoukos

Cela a l’air horrible mais c’est en fait délicieux ! Le Soujoukos est un bonbon traditionnel en forme de bougie qui est fabriqué à partir d’amandes ou de noix passées à travers un fil puis plongé dans une crème faite de jus de raisin et de farine. Sa confection est similaire à la fabrication traditionnelle de bougies et à Chypre, elle est généralement servie avec une boisson alcoolisée appelée Zivania. Il est possible que le nom Soujoukos provienne du mot sujuk (du turc sukk ou de l’arménien soujoukh, qui est un type de saucisse) en raison de sa forme après avoir été préparé. Le Soujoukos est fabriqué avec des amandes ou des noix, écossé et trempé pour devenir sucré, puis cousu sur un fil de coton d’environ 2 mètres de long. Le fil est plongé plusieurs fois dans de le palouze, un processus qui peut durer plusieurs jours, car chaque couche doit sécher sur la chaîne avant qu’une nouvelle pièce ne soit mise en place. Chaque fois qu’il est plongé, une nouvelle couche de palouze est ajoutée à la précédente jusqu’à ce que son diamètre atteigne quatre à six centimètres.

Turquie

Lokum

Le Lokum turc doit être le seul bonbon au monde à faire autant partie intégrante de la culture et de l’identité nationale d’un pays. Personne n’associe directement la Grande-Bretagne à ses réglisses ou l’Amérique à son chewing gum, mais nous associons tout directement la Turquie et ses Lokum. Le Lokum a été inventé par Bekir Affendi, qui est arrivé à Istanbul en 1777 en provenance de la province orientale de l’Anatolie. Son premier magasin, Haci Bekir, dans une rue étroite proche du bazar des épices, appartient toujours à ses descendants et est géré par la cinquième génération des familles qu’il a employées. Le nom turc pour le Lokum vient de rahat-ul hulkum en arabe, qui signifie “apaiser ou guérir la gorge”. Avec le temps, cela a été abrégé en rahat lokum puis lokum. Le nom de “délices turcs” n’est apparu qu’au 18ème siècle, lorsqu’un voyageur anglais remporta certains de ses produits chez lui. Il ne pouvait plus prononcer le nom arabe et opta donc pour “délices turcs”. Ah, ces touristes…

 

 

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